... Un reste du passé ...

... Un reste du passé ...
C'était comme ci, tout à coup, ils se retrouvaient seuls au monde ... Elle avait de grands yeux marrons bordés de noir qui ne cessaient de le regarder. Trempés de la tête aux pieds, ils étaient plantés là dans cette ruelle trop étroite. Le temps ne leur avait pas donné une ride, tout c'était passé comme s'il c'était arrêté. Tant d'année plus tard, après tant de malheurs, tant d'épreuves, tant de coups et tant de chutes seules les âmes pouvaient se reconnaître ...
Il fit un pas lentement ; le sang coulait le long de son arcade. Sa main se posa sur la joue de celle qui le maintenait en vie. Ses longs cheveux blonds dégoulinaient le long de ses épaules et il cru apercevoir une larme au milieu des gouttes de la pluie. Elle, elle ne disait rien, pas un mot, se contentait de plonger son regard dans le sien. Leur joues se frolèrent ; cet amour impossible battait dans leur coeur et les poussait l'un contre l'autre. Cette fois il en était sur, des larmes se mélanger l'eau sur ses joues. Ses baisers ne les atténuaient pas, au contraire. Il referma ses bras autour de ses hanches et la serra si fort. Rien n'aurait pu les séparer, ni même le silence des voix qui régnait ...

# Posté le mercredi 10 juin 2009 11:04

Modifié le samedi 21 novembre 2009 13:45

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Sa main lacha la sienne, et elle su qu'à ce moment là plus rien ne serait jamais comme avant ...
Il avait été sa vie, son espoir, son souffle durant tant de temps. Aujourd'hui l'idée de vivre sans sa présence et sa chaleur lui était insoutenable ; et pourtant ... Il venait de partir à tout jamais dans l'immensité du ciel. Dans cette soirée colorée au rose de l'espoir, elle voyait sa vie lentement se détruire, la personne qui en avait été le personnage principal partir et elle tourner en rond, sans savoir dans quelle direction se diriger.
Voir partir son amour, le seul, le vrai ; cette personne qui avait été comme une évidence dès les premiers instants ... Ces lèvres bleuté ne sourirait plus.

Elle accompagna le brancar jusqu'au sous sol de l'hopital.
"Vous ne pouvez pas venir plus loin ..."
Il s'éloignait vers dans les profondeur du malheur. Elle suivit du regard ce drap blanc jusqu'à ne plus le voir. Dehors, le soleil se jeta sur elle, comme un loup sur sa proie ... Les gens la croisaient sans la voir, comme si sa détresse et son malheur ne se voyait pas, comme si ils préféraient ne pas la voir ...

Les escaliers en colimassons étaient ardus. 180 marches dans les jambes, elle tenait à peine l'équilibre sur le haut toît. Elle était heureuse, libre et tout à coup légère. Elle allait le retrouver et enfin ils pourraient vivre ensemble pour l'éternité ! L'insoucience de ses 20 ans flotter en elle comme une boué sur l'eau. Lorsque le vide vous atire, comment le refuser ... ? Cette barière si fine et si souple ne pouvait être un obstacle à son bonheur !
Lorsque des doighs passèrent entre les siens elle sursauta et se retourna brusquement.
"Fais pas ça ... !"
Masi c'était trop tard, ses pieds étaient déjà dans le vide des ténèbres ...

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 15:38

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 16:56